En quoi consiste l’implantation ?

                                                          L’implantation du blastocyste

 blastocyste
Schéma de l’implantation d’un blastocyste dans l’endomètre au niveau de l’utérus
 


L’implantation du blastocyste dans la muqueuse utérine (l’endomètre) se passe environ 5 jours après la fécondation, quand le blastocyste est dans la cavité utérine.  Les cellules du blastocyste vont pénétrer l’endomètre maternel, afin de s’y fixer et poursuivre son développement.

 


L’implantation de l’embryon humain dans l’endomètre maternel, étape-clé du processus reproductif, est un phénomène unique.

Son succès nécessite un endomètre réceptif, un embryon normal au stade blastocyste et surtout un dialogue entre les tissus embryonnaires et maternels. Au moment de l’implantation il y a une cascade d’événements,  extrêmement complexes, où l’endomètre et l’embryon entrent en contact.

La compréhension de ce processus implantatoire est loin d’être totale. Car 10 à 15% seulement des embryons replacés après AMP donnent naissance à un enfant.  Une partie des échecs incombe à l’embryon lui-même mais sont également dues à des anomalies de la réceptivité utérine.

Aujourd’hui, on peut évaluer qualitativement la capacité d’implantation des gamètes et des embryons, sans pour autant maitriser tous les critères de qualité embryonnaire.

En réalité, l’embryon ne peut s’implanter qu’au cours d’une courte période du cycle appelée fenêtre implantatoire. Cette période n’est pas clairement définie chez la femme mais on peut l’estimer à environ 5 jours à partir de l’ovulation (ou à partir de la ponction ovarienne, dans le cas d’une FIV/ICSI).

Le succès de l’implantation embryonnaire n’est pas seulement une question de préparation hormonale adéquate de l’endomètre ; c’est aussi le dialogue, synchrone et  réciproque entre l’endomètre et le blastocyste, dont nous ne connaissons pas les termes exacts. Facteurs de croissance et protéines sont des médiateurs privilégiés  de ce dialogue mais pourraient aussi entraver la fertilité par un profil d’expression ou de sécrétion anormaux.

Il est donc possible d’espérer de nouvelles avancées grâce à l’évolution des démarches diagnostiques et thérapeutiques personnalisées, comme la coculture cellulaire de l’endomètre  maternel.

La coculture est la mise en culture, dans le laboratoire du centre de FIV, des embryons obtenus après une FIV/ICSI et mis en contact des cellules de l’endomètre maternel. L’embryon dans de telles conditions peut puiser tous les facteurs nutritionnels nécessaires à sa survie et à sa capacité implantatoire, fournis par les cellules de l’endomètre maternel, avant même d’être transféré dans l’utérus.
 


Haut de page